Olivier Dartigolles, porte-parole du pcf, élu municipal de Pau

Olivier Dartigolles

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lundi, 31 janvier 2011

Une belle matinée.

Dès 8H20 sur les ondes de France Bleu Béarn, Robert Bareille avait donné le ton. Abordant la question de la précarité énergétique et la campagne cantonales du Front de gauche, l'élu communiste oloronais donne en quelques minutes la tonalité de la journée : offensive et constructive ( à écouter sur ce lien).

10H30. Pau Uzein, arrivée de Marie-George Buffet qui retrouve le Béarn. Elle était venue soutenir les Celanese. Elle a conservé un souvenir très marquant de ce massacre humain et industriel. Il nous arrive d'en reparler. Marie-George connait ses dossiers et a horreur d'intervenir sur des sujets qu'elle ne maitrise pas. Il m'arrive régulièrement de penser à elle, à son rapport à la politique et à l'engagement. J'ai eu la chance de travailler à ses cotés, de 2004 à 2010. Formidable expérience malgré les difficultés d'une vie politique qui ne fut pas vraiment un long fleuve tranquille. Quand, dans certains épisodes de la vie politique nationale ou locale, c'est un concours de médiocrité et de vacuité, mon esprit va trouver un peu de réconfort auprès de quelques figures qui ont jalonné mon itinéraire humain, intellectuel et militant. Un grand oncle, résistant et déporté à Dachau, qui a passé sa vie à planter des arbres et à faire pousser des idées et des actions pour une société fraternelle; un professeur d'Université à Bordeaux 3, républicain et humaniste; un formidable touche à tout passant de sa montagne à Urdos au dernier livre et au prochain voyage. Et Marie-George. Dernière le programme de la journée, il y avait aussi l'émotion de l'accueillir " chez moi".

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Ce matin, elle avait la grande forme. Après un mot d'accueil très sympa du Maire d'Oloron et la présentation par Bareille de l'action menée depuis 18 mois en Haut-Béarn, Marie-George parle de dignité humaine, de la nécessité de faire reculer le fatalisme, la résignation. Elle parle d'engagement, de politique, de solidarité. La salle est remplie. Les visages s'illuminent. Et, chose très rare dans ce genre d'initiative publique, une personne victime de l'exclusion, s'empare du micro et relève la tête. "Oui, nous avons des droits".

J'ai lancé la proposition d'un réseau de villes solidaires contre la précarité énergétique. Avec l'acquis de l'expérience menée à Oloron, nous pouvons sans attendre monter ce dispositif à l'échelle d'autres villes. Vendredi dernier, lors du Conseil municipal de Pau, j'ai de nouveau avancé cette proposition. Il faut y aller. Cette matinée en Haut-Béarn constitue un formidable encouragement à aller de l'avant sur cette question. Cela sera un axe fort des propositions du Front de gauche en Pyrénées-Atlantiques, dans un département ou plus de 40 000 personnes sont directement concernées.

Je vous donne rendez-vous mercredi 2 février, à 10H10 ( rediffusion à 14H10) sur le plateau de LCI pour l'émission "Choisissez votre camp". Je n'ai pas encore les noms des autres invités. Mais il n'y aura pas d'autres béarnais. Tiens, cela serait sympa, un plateau avec des politiques de Pau, de Mourenx, d'Oloron...belle ambiance assurée, non ? Surtout si le thème de l'émission porte sur la route Pau/Oloron. Par delà les enjeux locaux, c'est bel et bien de la nécessité, de l'urgence, d'un nouveau mode de développement dont il est question.

jeudi, 24 décembre 2009

Derniers jours.

Dernière journée de travail avant quelques jours de repos.

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Mérités ? On peut toujours mieux faire mais je retrouve avec plaisir dès samedi la petite bergerie en vallée d'Aspe, à mille mètres au dessus d'Urdos. Au programme : feu de cheminée, marche -avec cette année un beau manteau neigeux -, et une sélection de bons bouquins. J'ai enfin fini le classement des dossiers en mairie. Infernal ce volume de papiers....

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samedi, 19 décembre 2009

Installation du Conseil local des jeunes (CLJ) de Pau.

Ce matin, dans la salle du conseil municipal de Pau, ils étaient là. Les 29 jeunes élus du conseil local, âgés de 11 à 15 ans, ont été installés dans leur fonction. Combien d'heures de réunion, de notes, d'entretiens depuis le début de la mandature sur ce projet ? Le moins que l'on puisse dire est que nous nous sommes donnés les moyens de la mise en œuvre d'un CLJ qui ne sera pas un simple gadget mais un vrai acteur de la vie municipale.

Comme je l'ai précisé dans mon intervention, les jeunes élu-e-s arrivent avec des idées et de propositions très claires. Après la campagne électorale dans leur collège respectif, ils n'ont guère été impressionnés par le décorum de la salle du conseil municipal. Entre les portraits de Henri IV et de Bernadotte, la première promotion du Conseil local des jeunes palois a pris sa place dès l'installation.

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vendredi, 4 décembre 2009

Quand le Béarn ne regarde pas vers Copenhague.

A 650 Hier, le député modem Jean Lassalle a indiqué que le ministre des transports, Dominique Bussereau, accepterait une participation de l'Etat dans le financement d'une liaison autoroutière entre Pau et Oloron. Si tel était le cas, le Gouvernement reviendrait donc sur les engagements pris dans le cadre des conclusions du Grenelle de l'Environnement.

Alors que la création d'un syndicat mixte sur les liaisons entre Pau et Oloron avaient été décidée lors du conseil communautaire de l'Agglomération de Pau-Pyrénées en juin dernier – ce qui laissait donc pleinement ouverte la possibilité d'un aménagement de la RN 134 tout en intégrant la réouverture de la voie ferroviaire Pau-Canfranc -, l'étude ne porterait au final que sur le tracé d'une nouvelle voie routière. Ce projet n'est pas nouveau. Il fait partie de l'axe E7. Après l'ouverture du tunnel du Somport et la construction de l'autoroute Pau/Langon, il permettrait d'achever la réalisation d'un axe organisant la concurrence des activités humaines au sein de l'Europe. Cette orientation ultralibérale, privilégiant la loi du marché, le dumping social, massacrant les territoires traversés, est en échec.

A quelques jours de l'ouverture du sommet de Copenhague , et alors que sont posés avec force les enjeux sur les nouveaux défis de l'époque, sur l'urgence d'un nouveau mode de développement, sur la préservation des grands équilibres de la planète, ici, en Béarn, des élus et des acteurs économiques ne trouvent rien de mieux à faire que d'envisager un nouveau mur à camions à l'image de ce que nous subissons entre Bayonne et Hendaye. « Vous aimez l' A 10 ? Vous allez adorer l'A650 »....voilà ce qui pourrait être le slogan de la prochaine campagne des promoteurs d'une projet qui insulte aujourd'hui l'exigence d'une développement harmonieux de nos territoires, conjuguant attractivité économique et protection de l'environnement.

Les béarnais ont besoin de routes pour vivre et travailler. De routes sécurisées et gratuites. Il est insupportable d'imaginer une nouvelle autoroute alors que la modernisation de l'itinéraire existant et la réouverture de la ligne ferroviaire entre Pau et Canfranc permettraient de véritablement répondre aux besoins des populations, aux enjeux économiques et à l'impératif écologique. Le débat s'annonce chaud. Et même bouillant. Il me tarde vraiment de pouvoir confronter des arguments avec celles et ceux qui en font des tonnes sur Copenhague et qui, dans le même temps, accordent leurs violons avec la CCI pour une autoroute.

lundi, 30 novembre 2009

Prendre notre avenir en main

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Présent ce matin à l'entrée de l'usine Celanese, je tiens à dire combien l'intervention d'Alain Masse, délégué syndical, a porté un message d'espoir dans un moment particulièrement difficile et douloureux. Que dire de plus, si ce n'est qu'il faut rester debout, ne rien lâcher. Que l'engagement militant, qu'il soit syndical ou politique -on ne peut à ce sujet que regretter l'absence d'un trop grand nombre d'élus et de responsables politiques ce matin, à 7H30, à Pardies - , a aujourd'hui besoin d'être relayé par des milliers de personnes sur ce bassin d'emploi pour, ensemble, face aux logiques destructrices, prendre notre avenir en main.

Dans un tel moment, on mesure la responsabilité devant laquelle se trouvent aujourd'hui les forces progressistes. Face à une telle hécatombe en terme d'emplois industriels, il y a urgence à faire évoluer les rapports de forces,à faire reculer les intérêts privés. Il est impératif que le débat des prochaines élections régionales traite de ces enjeux. Il faudra dire les choses clairement, et poser carte sur table concernant les leviers ( utilisation de l'argent, nouveaux pouvoirs d'intervention et de contrôle des salariés, politique industrielle et nouveau mode de développement) pour une autre politique.

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dimanche, 22 novembre 2009

Elections régionales : un Front de gauche élargi en Aquitaine.

Jeudi 19, vendredi 20 et samedi 21, les adhérents du Parti communiste avaient à se prononcer, par vote dans leur section, sur le type de listes qu’ils entendent présenter aux élections régionales. Deux options étaient proposées au vote : une liste de front de gauche élargi ou une liste d’union dès le premier tour.

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Les communistes basco-béarnais, à l’image des résultats sur l’ensemble de la région, adressent un message clair : avec une liste de Front de gauche élargi, ils veulent un rassemblement et un projet bien ancrés à gauche. En Pyrénées-Atlantiques, comme dans les autres départements aquitains, nous allons construire des listes de large rassemblement. Raymond Girardi, chef de file régional, sera présent dans le département dès le 9 décembre. Nous engageons cette dynamique avec le Parti de Gauche et d’autres organisations, des syndicalistes, des militants associatifs, des personnes engagées sur le terrain des luttes pour la défense de l’emploi, des services publics, des libertés.

On retrouvera sur cette liste tous les ingrédients pour une gauche courageuse et ambitieuse. On en a besoin. Notre liste départementale sera à l’image du rassemblement que nous voulons : avec des femmes et des hommes qui portent en Pyrénées-Atlantiques, dans leur engagement, leurs combats, des valeurs de solidarité, de justice et de progrès social. Les premiers contacts pris au cours des derniers jours sont très positifs. A l’heure où une partie de la gauche envisage une alliance avec une partie de la droite, la démarche du Front de gauche répond à une exigence : voir enfin émerger quelque chose de neuf à gauche pour reconstruire un espoir.

Notre objectif est une majorité régionale de gauche pour la mise en œuvre d’une politique de gauche, en portant jusqu’à l’exécutif, si les conditions le permettent, des projets répondant aux urgences sociales, environnementales et démocratiques.

Premiers résultats nationaux en cliquant ici

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