Dès 8H20 sur les ondes de France Bleu Béarn, Robert Bareille avait donné le ton. Abordant la question de la précarité énergétique et la campagne cantonales du Front de gauche, l'élu communiste oloronais donne en quelques minutes la tonalité de la journée : offensive et constructive ( à écouter sur ce lien).
10H30. Pau Uzein, arrivée de Marie-George Buffet qui retrouve le Béarn. Elle était venue soutenir les Celanese. Elle a conservé un souvenir très marquant de ce massacre humain et industriel. Il nous arrive d'en reparler. Marie-George connait ses dossiers et a horreur d'intervenir sur des sujets qu'elle ne maitrise pas. Il m'arrive régulièrement de penser à elle, à son rapport à la politique et à l'engagement. J'ai eu la chance de travailler à ses cotés, de 2004 à 2010. Formidable expérience malgré les difficultés d'une vie politique qui ne fut pas vraiment un long fleuve tranquille. Quand, dans certains épisodes de la vie politique nationale ou locale, c'est un concours de médiocrité et de vacuité, mon esprit va trouver un peu de réconfort auprès de quelques figures qui ont jalonné mon itinéraire humain, intellectuel et militant. Un grand oncle, résistant et déporté à Dachau, qui a passé sa vie à planter des arbres et à faire pousser des idées et des actions pour une société fraternelle; un professeur d'Université à Bordeaux 3, républicain et humaniste; un formidable touche à tout passant de sa montagne à Urdos au dernier livre et au prochain voyage. Et Marie-George. Dernière le programme de la journée, il y avait aussi l'émotion de l'accueillir " chez moi".

Ce matin, elle avait la grande forme. Après un mot d'accueil très sympa du Maire d'Oloron et la présentation par Bareille de l'action menée depuis 18 mois en Haut-Béarn, Marie-George parle de dignité humaine, de la nécessité de faire reculer le fatalisme, la résignation. Elle parle d'engagement, de politique, de solidarité. La salle est remplie. Les visages s'illuminent. Et, chose très rare dans ce genre d'initiative publique, une personne victime de l'exclusion, s'empare du micro et relève la tête. "Oui, nous avons des droits".
J'ai lancé la proposition d'un réseau de villes solidaires contre la précarité énergétique. Avec l'acquis de l'expérience menée à Oloron, nous pouvons sans attendre monter ce dispositif à l'échelle d'autres villes. Vendredi dernier, lors du Conseil municipal de Pau, j'ai de nouveau avancé cette proposition. Il faut y aller. Cette matinée en Haut-Béarn constitue un formidable encouragement à aller de l'avant sur cette question. Cela sera un axe fort des propositions du Front de gauche en Pyrénées-Atlantiques, dans un département ou plus de 40 000 personnes sont directement concernées.
Je vous donne rendez-vous mercredi 2 février, à 10H10 ( rediffusion à 14H10) sur le plateau de LCI pour l'émission "Choisissez votre camp". Je n'ai pas encore les noms des autres invités. Mais il n'y aura pas d'autres béarnais. Tiens, cela serait sympa, un plateau avec des politiques de Pau, de Mourenx, d'Oloron...belle ambiance assurée, non ? Surtout si le thème de l'émission porte sur la route Pau/Oloron. Par delà les enjeux locaux, c'est bel et bien de la nécessité, de l'urgence, d'un nouveau mode de développement dont il est question.

Hier, le député modem Jean Lassalle a indiqué que le ministre des transports, Dominique Bussereau, accepterait une participation de l'Etat dans le financement d'une liaison autoroutière entre Pau et Oloron. Si tel était le cas, le Gouvernement reviendrait donc sur les engagements pris dans le cadre des conclusions du Grenelle de l'Environnement.

