Aujourd'hui, conférence de presse de lancement de campagne du Front de Gauche en Pyrénées-Atlantiques.

Première photo, avec Martine Texier-Thevel du Parti de Gauche, Alain Masse ( Celanese), Isabelle Larrouy, militante très engagée contre les expulsions et Nathalie Tucau-Blanchet, enseignante et syndicaliste sur le campus palois.
Bonne humeur. Des valeurs en partage, des propositions dans la musette, et une envie commune de mener campagne.
Les autres vidéos de la conférence de presse sur ce lien.
j'ai proposé un débat public contradictoire aux autres têtes de liste départementales sur la question des infrastructures de transport. Il y a besoin d'une clarification.
3...2...1...c'est parti.
à lire : Alain Masse répond aux questions de l'Huma sur les raisons de son engagement sur le liste du Front de Gauche en 64.
Comme à son habitude, Alain parle clair. Simplement. Et c'est pour nous tous une invitation à faire de même :
Après une année de lutte épique, le militant CGT de Celanese (Pyrénées-Atlantiques) a accepté de figurer sur la liste du Front de gauche.
Alain Masse, militant syndical CGT de l’entreprise Celanese de Pardies, a accepté de figurer sur la liste du Front de gauche dans les Pyrénées-Atlantiques, liste menée dans le département par Olivier Dartigolles. Figure emblématique du conflit qui a secoué l’entreprise et ses 350 salariés tout au long de l’année 2009, et qui sera finalement fermée cette année, André Masse explique les raisons de son engagement. « C’est une décision à la fois simple et compliquée. Le Front de gauche m’a demandé ma participation, j’ai accepté vendredi dernier. J’ai beaucoup hésité, non pas par refus délibéré mais parce que j’ai passé une année difficile, sous tension, terminée sur les rotules. Ce qui a fait pencher la balance est la conviction que je partage avec ceux qui m’ont fait la proposition. Je suis un homme, un citoyen, et si on veut que quelque chose change dans ce pays, il faut que les gens s’engagent. J’ai eu malgré moi une certaine aura médiatique pendant le conflit et je suis arrivé à la conclusion que je ne pouvais plus déléguer le fait de se battre à d’autres. À un moment donné, la solution ne peut être que politique. Qu’on le veuille ou non, ce sont les hommes politiques qui prennent les décisions, qui votent les lois.
Je pars avec des gens que je connais bien, des gens de cœur, dans des partis ou des associations, qui se battent comme moi. C’est l’occasion d’apporter ma contribution pour essayer de changer ce monde, de plus en plus dur pour les salariés. Je suis père de trois enfants, j’ai envie d’essayer d’adoucir leur condition à l’avenir. J’ai beaucoup discuté avec ma femme, avec mes trois enfants, les jumeaux de vingt-quatre ans et le petit dernier de vingt et un ans, et Olivier Dartigolles m’a laissé le temps nécessaire à la réflexion. Car c’est aussi une histoire de couple, je ne souhaite pas faire cavalier seul, je dois être soutenu comme dans la lutte que l’on a menée toute l’année. On ne s’engage pas comme ça à la légère, si je le fais, c’est totalement, pour apporter quelque chose, et non pas ajouter un nom sur une liste. Je pense aujourd’hui que c’est la bonne décision. J’ai cinquante-six ans, j’arrive au terme de ma vie professionnelle avec le plan social que l’on a négocié. C’est surtout pour mes enfants, pour les jeunes. Il y a encore un combat à mener, si je peux mener ce dernier combat, je dois le faire. Peu importe que je sois en position éligible, ou dixième, ou quinzième, mon but est d’apporter ma contribution au Front de gauche. »
France 3 Pau Sud Aquitaine consacre un reportage à notre entrée en campagne. Le début du journal régional débute par la solidarité des béarnais pour Haïti.