Olivier Dartigolles, porte-parole du pcf, élu municipal de Pau

Olivier Dartigolles

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26 nov. 2009

Quand Martine Aubry parle des basques et des béarnais...

Martine Aubry, ce soir invitée sur le plateau d'Arlette Chabot, fait un petit tour par les Pyrénées-Atlantiques, en déclarant : «  François Bayrou est béarnais, moi je suis basque, on peut s'entendre ». Vu d'ici, où un rassemblement de la gauche sur des bases claires avec un beau projet municipal a battu le président du Modem lors des élections de mars 2008, la recette « basco-béarnaise » proposée par la secrétaire nationale du PS apparaît comme une cuisine politicienne peu alléchante. Elle ferait perdre la gauche en accompagnant la droite dans un brouillage des repères et des valeurs orchestrée par Sarkozy. Plus que jamais, face à une droite agressive et très déterminée, le chemin à prendre n'est pas celui d'une impasse avec une alliance d'une partie de la gauche avec une partie de la droite. Pas de renoncement. Nous devons construire des majorités de gauche claires pour des politiques régionales courageuses face à la crise. pau.jpg

Lors de son prochain séjour en Pays basque, j'invite Martine Aubry à ne pas confondre sa gauche et sa droite, elle risquerait de se perdre. Une solution : suivre la direction « Pau », nous lui indiqueront la bonne route à prendre.

Précision : je reçois régulièrement des messages me demandant pourquoi les dirigeants du PCF ne sont pas présents sur les émissions d'Arlette Chabot, et plus généralement sur les émissions politiques de France télévision. La réponse est simple : nous n'y sommes jamais invités. Cette question a été abordée il y a quelques mois lors d'un échange entre Patrick de Carolis et Marie-George Buffet. Lors de cet entretien, auquel j'ai participé comme responsable du bureau de presse, le président de France Télévision s'était engagé à ce que les choses changent.Depuis, RAS. Face à une telle situation, et alors que les "pas vu à la télé" sont nombreux et touchent principalement les femmes et les hommes qui luttent, se mobilisent, la question d'un contrôle démocratique des grands médias se posent avec de plus en plus d'urgence. Il faut très certainement réfléchir rapidement à une action, une campagne de sensibilisation, traitant de ce sujet.

20 sept. 2009

Vidéo du débat avec Stiegler lors de la Fete de l'Huma.

La vidéo du débat avec le philosophe Bernard Stiegler lors de la Fête de l'Huma est en ligne. L'échange a été plutôt "direct". Tant mieux. Le tout maintenant est de savoir quelle suite nous lui donnons. Comment, dans le débat sur les réponses à la crise, dans la préparation des prochaines élections régionales, éviter ce que Stiegler appelle le "courtermisme" ? Quelles mesures d'urgence pour quel autre projet de société. Face à la "perte des savoirs", quelle nouvelle ambition progressiste, avec quel grand projet d'avenir à gauche ? Quelles mutations pour quelles ruptures ? Voilà ce qui devrait mobiliser la gauche. Et à quoi le PCF va mettre toute son énergie avec les prochains ateliers. Le premier le 20 octobre à Marseille.

30 août 2009

un entretien dans Sud-Ouest Dimanche du 30/08

« La gauche donne le sentiment d'être ailleurs »

« Sud Ouest Dimanche ».

Vous êtes à Vieux-Boucau pour l'université d'été du Parti communiste, et vous venez de vous exprimer aujourd'hui (NDLR : hier samedi) à La Rochelle lors d'un débat avec les socialistes. Pour dire quoi à vos partenaires de gauche ?

Olivier Dartigolles. Il s'agissait du seul débat de l'université d'été du PS qui rassemblait toutes les formations de gauche, et il portait sur la sortie de crise. Il existe aujourd'hui une forme de consensus sur le rôle de l'État et la question des politiques fiscales. L'accord est en revanche beaucoup plus difficile à trouver sur l'Europe, notamment la Banque centrale européenne, ou l'articulation des questions écologiques et sociales. Il faut maintenant se mettre en ordre de marche pour pointer ces convergences, et non pas se préoccuper de primaires.

Vous êtes hostile à des primaires à gauche ?

Poser cette question aujourd'hui et de cette manière, sans le moindre processus de discussion des contenus avec toutes les formations de gauche, cela donne un spectacle préoccupant, à côté des réalités quotidiennes des Français. Si la gauche se présente dans un tel état d'impréparation, nous n'irons pas loin.

Faire l'union de la gauche ne vous paraît pas important ?

Bien entendu, mais pas dans n'importe quelles conditions. Sarkozy s'est remis à courir, occupe le terrain, joue la petite musique de la sortie de crise, et pendant ce temps la gauche donne le sentiment d'être ailleurs. Le Parti socialiste semble se replier sur des débats d'alliances, des questions politiciennes, au moment où il faudrait élaborer un véritable projet, au lieu d'essayer de savoir qui sera candidat en 2012.

Les primaires ont pourtant fonctionné en Italie ?

Au départ oui, mais la gauche y est laminée aujourd'hui. C'était une illusion, une alliance vide, qui doit faire réfléchir le PS sur le danger de s'allier au Modem. Le contenu d'un projet est essentiel. Il faut avoir la volonté de répondre aux inquiétudes des Français avec des propositions de gauche, un grand projet d'avenir, et ne pas remettre ces questions à plus tard. Cette tentation existe toujours. Du coup, la droite a toujours la main dans la bataille idéologique.

Aux régionales, partirez-vous aux côtés du Parti socialiste avec Alain Rousset en Aquitaine ou Ségolène Royal en Poitou-Charentes ?

Il faut que l'on rencontre l'ensemble des partenaires de gauche, que l'on ait des discussions sur les grandes priorités face à la crise. Nous nous adresserons à toutes les formations de gauche, et nous souhaitons rassembler dès le premier tour. Et je parle de la gauche, pas de personnalités d'ouverture ou du Modem. Pour l'instant, Alain Rousset en Aquitaine, par exemple, ne s'est pas exprimé publiquement sur sa conception du rassemblement.

Vous savez bien que les discussions porteront aussi et surtout sur le nombre de places éligibles...

Si le compte n'y est pas dans les propositions et le rassemblement, nous prendrons nos responsabilités. Sur cette question, le Parti communiste ne cherche pas des places, mais à porter un projet de gauche.

23 août 2009

désespérant et dangereux

Alors que la politique libérale de N.Sarkozy a frappé très durement tout l'été, la gauche a besoin d'un rassemblement clair et combatif.

Face à la gravité de la situation, le spectacle donné, ici par une alliance d'une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d'inflation des égos à défaut des idées, est désespérant et dangereux .Il y a une sorte d'irresponsabilité qui, semaine après semaine, gagne du terrain, comme si il était aujourd'hui possible de totalement s'affranchir de règles, de principes et de valeurs.

Combien sont aujourd'hui celle et ceux qui, à la vue de ces gesticulations médiatiques, se disent tout simplement , « il n'est pas question de ma vie, de mes difficultés pour m'en sortir, de l'avenir de mes enfants, de ma crainte de ne pas pouvoir y arriver » ?

Comme y invitait Marie-George Buffet dans sa réponse à Martine Aubry à la mi-juillet, « Il y a urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche ».

Le Parti communiste va poursuivre la démarche engagé lors des élections européennes. Celle d'un rassemblement de la gauche, à partir d'un projet réellement transformateur, d'une démarche ouverte aux femmes et aux hommes de progrès, pour une alternative politique à la hauteur des enjeux de la période.

C'est ce dont il sera question lors des journées de l'université d'été du PCF les 28, 29 et 30 aout à Vieux-Boucau ( 40) et lors de la prochaine Fête de l'Humanité.