Olivier Dartigolles, porte-parole du pcf, élu municipal de Pau

Olivier Dartigolles

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28 sept. 2010

La bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence.

d735b1f86a.gifJe boucle mes affaires, départ pour Bruxelles où demain, jeudi 29, aura lieu une euro-manifestation à l'initiative de la Confédération européenne des syndicats. Avec Pierre Laurent, nous vous donnons rendez-vous près de la gare du Midi, place Bara, ou sera installé le point de rencontre du Parti de la gauche Européenne.

Dès le lendemain, retour à Pau pour inaugurer la 11° édition du village de l'emploi. Je lis dans la revue de presse du 64 les déclarations de l'élue modem, ex-socialiste, déléguée à l'insertion au Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Que nous dit-elle ? D'abord que le dispositif Rsa-jeunes est lancé depuis le 1° septembre. Fort bien. Le problème - et il est de taille -, c'est que sa principale caractéristique est de ne pas concerner...les jeunes. J'ai fait faire un calcul rapide par les services statistiques de la Mission locale des jeunes Pau-Pyrénées. Le résultat est édifiant. Aujourd'hui, nous accompagnons plus de 3 000 jeunes. Seuls 32 d'entre eux ont eu une situation d'emploi de plus de 24 mois sur les derniers 36 mois, critère obligatoire pour bénéficier du RSA-jeunes. Trois sont aujourd'hui en CDD et 4 en CDI, nous continuons à les suivre. 22 sont en contrat d'apprentissage ou en contrat de professionnalisation, 3 en contrat aidé. Au final, ce dispositif ne concernerait qu'une dizaine de cas, soit 0,3% de l'ensemble des jeunes accompagnés par les services de la Mission Locale jeunes Pau-Pyrénées. Derrière les annonces médiatiques, voilà la triste réalité.

Pour le reste, la représentante locale de François Bayrou tire quelques flèches politiciennes en évoquant le prochain village de l'emploi. C'est assez nul. Oui, je sais bien, rien de bien original, un climat de pré-campagne électorale dasn un département où la majorité départementale UMP/Modem n' a tenu que par le débouchage de deux élues PS. Mais sur certains sujets, en des occasions telles que celle du village de l'emploi, on aimerait un « halte au feu ». Une pause. Allez, j'ose le mot, un peu de dignité. C'est beaucoup trop demandé. J'aime bien une phrase du regretté Chabrol : « la bêtise est infiniment plus fascinante que l'intelligence...l'intelligence à des limites, la bêtise n'en a pas »...

Vous trouverez mon dernier passage sur le plateau de Valérie Expert (LCI) sur ce lien. La première partie de l'émission traite de la bataille des retraites, notamment des conséquences dramatiques pour les femmes si la contre-réforme était appliquée. Sur ce point, je vous invite à lire les récentes déclarations de Marie-George Buffet. En seconde partie, la "chasseuse de têtes", C.Euvrard, était déchainée jusqu'à presque vouloir les couper...les têtes. J'ai pu dire quelques mots au cours de cette émission sur la niche fiscale Copé, l'une des plus coûteuses. elle concerne les plus-values réalisées lors de la vente de parts d'entreprises, de filiales. Au total, 22 milliards d'euros de cadeaux sous forme d'exonérations sur l'impôt sur les sociétés.

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26 nov. 2009

Quand Martine Aubry parle des basques et des béarnais...

Martine Aubry, ce soir invitée sur le plateau d'Arlette Chabot, fait un petit tour par les Pyrénées-Atlantiques, en déclarant : «  François Bayrou est béarnais, moi je suis basque, on peut s'entendre ». Vu d'ici, où un rassemblement de la gauche sur des bases claires avec un beau projet municipal a battu le président du Modem lors des élections de mars 2008, la recette « basco-béarnaise » proposée par la secrétaire nationale du PS apparaît comme une cuisine politicienne peu alléchante. Elle ferait perdre la gauche en accompagnant la droite dans un brouillage des repères et des valeurs orchestrée par Sarkozy. Plus que jamais, face à une droite agressive et très déterminée, le chemin à prendre n'est pas celui d'une impasse avec une alliance d'une partie de la gauche avec une partie de la droite. Pas de renoncement. Nous devons construire des majorités de gauche claires pour des politiques régionales courageuses face à la crise. pau.jpg

Lors de son prochain séjour en Pays basque, j'invite Martine Aubry à ne pas confondre sa gauche et sa droite, elle risquerait de se perdre. Une solution : suivre la direction « Pau », nous lui indiqueront la bonne route à prendre.

Précision : je reçois régulièrement des messages me demandant pourquoi les dirigeants du PCF ne sont pas présents sur les émissions d'Arlette Chabot, et plus généralement sur les émissions politiques de France télévision. La réponse est simple : nous n'y sommes jamais invités. Cette question a été abordée il y a quelques mois lors d'un échange entre Patrick de Carolis et Marie-George Buffet. Lors de cet entretien, auquel j'ai participé comme responsable du bureau de presse, le président de France Télévision s'était engagé à ce que les choses changent.Depuis, RAS. Face à une telle situation, et alors que les "pas vu à la télé" sont nombreux et touchent principalement les femmes et les hommes qui luttent, se mobilisent, la question d'un contrôle démocratique des grands médias se posent avec de plus en plus d'urgence. Il faut très certainement réfléchir rapidement à une action, une campagne de sensibilisation, traitant de ce sujet.

19 sept. 2009

Interview sur France 3 (19-20) : la rentrée politique