Mes 47 000 miles dorment sur un compte et je viens de comprendre pourquoi
J’ai ouvert l’appli Flying Blue mardi soir, un peu par hasard. 47 320 miles. Et là je me rends compte que ça fait presque deux ans que je les regarde sans rien en faire. Le grand classique du type qui collectionne des points « au cas où » et qui finit par les laisser périmer comme un yaourt au fond du frigo.
Le truc c’est que 2026 a été une année de gros bordel dans les programmes de fidélité. Air Miles qui se fait remplacer par BMO côté canadien, Shell qui débarque chez Scène+, Flying Blue qui balance des promos tous les mois… j’ai passé un peu de temps à faire le tri (entre deux parties sur le live casino de Casino Extra, avouons-le, parce que le tri Excel de mes points c’est pas non plus la soirée du siècle). Et voilà ce qui en ressort.
Flying Blue, le programme qui m’a le plus surpris
Alors déjà, la bonne nouvelle du moment : il y a une promo à 10 000 miles bonus sur les vols Air France et KLM. 10 000 miles, c’est pas énorme, mais c’est pas rien non plus quand tu sais qu’un aller simple en Europe peut se négocier autour de 15 000 miles en Prime Promo. Autrement dit, un vol payé + cette promo = quasi un vol offert derrière. Et pendant que certains s’intéressent aux nouvelles tendances des univers virtuels en 2025, nous, on reste focus sur les bons plans concrets.
Perso je trouve ça malin de leur part. Ça pousse à réserver au lieu d’attendre.

Les Primes Promo, le vrai truc à surveiller
Chaque mois, Flying Blue sort une liste de destinations avec des tarifs en miles cassés. En avril 2026, c’était les États-Unis et les Caraïbes qui étaient à l’honneur. Pas d’Asie ce mois-là, ce qui a un peu déçu ceux qui visent Tokyo ou Bangkok (moi le premier). Juillet 2026 a apporté sa propre sélection.
Ce que j’ai compris avec le temps :
- Les Primes Promo tombent en début de mois, faut être réactif
- Les meilleures dispos partent en 48h, littéralement
- Les taxes restent à payer en cash, souvent 150-300€ selon la destination
- C’est plus intéressant sur du long-courrier que sur du Paris-Barcelone où le gain est ridicule
Franchement, si vous avez un stock de miles qui dort, mettez une alerte le 1er de chaque mois. C’est le seul conseil que j’aurais aimé qu’on me donne il y a trois ans.
Côté Canada, Air Miles c’est fini (ou presque)
Là c’est un vrai chambardement. BMO a annoncé qu’elle remplaçait Air Miles dans son offre, ce qui veut dire que des milliers de détenteurs de cartes vont devoir revoir leur stratégie. Quand une banque de cette taille lâche un programme, ça envoie un signal.
Je connais pas assez le marché canadien pour donner un avis tranché, mais quand tu vois qu’en parallèle Scène+ accueille Shell dans son écosystème, tu comprends que la bataille se déplace. Scène+ ratisse large : cinéma, épicerie, essence maintenant. C’est le genre de programme « tout-en-un » qui est probablement plus pratique au quotidien qu’un truc ultra-spécialisé aviation.
Shell chez Scène+ : jusqu’à 13 ¢ par litre
Ce chiffre m’a fait tiquer. 13 centimes par litre d’économie potentielle à la pompe pour ceux qui accumulent bien leurs points. Sur un plein de 50 litres, ça représente 6,50$ de remise concrète. Sur une année et un usage régulier, on parle vite de plusieurs centaines de dollars.
Le calcul est simple : si vous mettez de l’essence de toute façon, autant que le programme travaille pour vous.

Mon vrai constat après tout ça
Les points de fidélité, c’est un jeu à somme non nulle mais à condition de jouer sérieusement. Ceux qui gagnent vraiment sont ceux qui :
- Concentrent leurs achats sur UN ou DEUX programmes max
- Utilisent leurs points avant qu’ils perdent de la valeur (parce que oui, les miles se dévaluent, c’est mécanique)
- Repèrent les promos et les bonus d’inscription qui font vraiment la différence
Ceux qui perdent ? Ceux qui éparpillent leurs achats sur 12 programmes différents et qui se retrouvent avec 800 points par-ci, 1200 par-là, jamais assez pour rien débloquer d’intéressant.
Ce que je fais maintenant
J’ai fait deux trucs concrets ce mois-ci. Premièrement, j’ai réservé un vol Paris-Miami avec mes 47 000 miles + 220€ de taxes. Sur les Primes Promo, ça m’a coûté 35 000 miles au lieu de 60 000 en tarif normal. Deuxièmement, j’ai fermé trois programmes que je n’utilisais jamais parce que recevoir des newsletters pour rien c’est juste du bruit dans ma boîte mail.
Et j’ai activé les notifications sur deux applications. Une pour Flying Blue, une pour le programme de mon supermarché. Le reste, poubelle.
Les erreurs classiques (que j’ai toutes faites)
Attendre « le bon moment » pour utiliser ses miles. Il n’y a pas de bon moment. Les compagnies ajustent les grilles à leur avantage, pas au vôtre. Si vous voyez une prime intéressante aujourd’hui, prenez-la.
Se laisser tenter par une carte de crédit juste pour le bonus d’inscription. J’ai fait le calcul une fois : la cotisation annuelle bouffait l’équivalent du bonus en deux ans. Pas rentable si vous ne dépensez pas assez.
Cumuler des points sur des programmes qui vont fermer. Voir Air Miles chez BMO. Quand un partenaire majeur se retire, c’est souvent le début de la fin. À surveiller.
Bon, il est presque 1h du matin, mon vol pour Miami est réservé, et j’ai vidé un compte qui dormait depuis deux ans. Petite victoire du mardi soir.