Olivier Dartigolles, porte-parole du pcf, élu municipal de Pau

Olivier Dartigolles

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19 janv. 2010

La plume dans la plaie.

Belle formule hier soir, très tard, sur Direct 8, de Philippe Labro en conclusion d'un débat, au demeurant assez terne, sur la première année de Barack Obama à la maison blanche : « il est passé du principe du désir au principe de réalité ». Voilà bien des choses exprimées en peu de mots.

En vogue depuis quelques temps, le principe d'obscénité. Avez-vous entendu dimanche soir la sortie de Guéant, secrétaire général en chef de la Sarkozie, au sujet des trois journalistes de France 3 enlevés en Afghanistan ? A vomir. Le scoop "ne devait pas être recherché à tout prix", soulignant les risques que les deux journalistes en reportage pour France 3 font courir aux soldats français lancés à leur recherche. Claude Guéant a par ailleurs évoqué le coût "tout à fait considérable" de l'opération. Délicat.

Les journaliste sont indignés. C'est un nouveau coup de pression du pouvoir sur les médias. Restez à votre place. Tenez-vous tranquille. Pour Guéant, un bon journaliste est un journaliste « embarqué ». Mais notre pays est celui de Voltaire et du père Hugo. Celui où des esprits rebelles, frondeurs, mettront toujours la plume dans la plaie, pour reprendre la belle formule d'Albert Londres, là ou çà fait mal. Et donc pas forcement en suivant les consignes du commandement militaire en Afghanistan, du service presse de l'Élysée ici. Ma réaction sur le sujet.

la plume

Coup de tél en début de matinée de l'Afp pour réagir aux déclarations de Martine Aubry sur la réforme des retraites. Que dit-elle ? "D'aller vers les 61, 62 ans". Dans la roue de la première secrétaire, Valls demande un "pacte national" entre pouvoir et opposition. Je réagis en pointant la question des financements et notamment la mise à contribution des revenus financiers des entreprises en fonction de leur politique en matière d'emplois et d'investissement. Cela permettrait de financer les 70 à 100 milliards d'euros manquant. A la lecture des réactions des uns et des autres, le sujet semble tabou. Tiens, Michel Rocard le retour, il salue "le courage d'Aubry". La plume. La plaie.

rugby.jpgDemain, conférence de presse avec Gérard Boulanger à Pau et Bayonne. Jeudi, lancement à Mauléon du collectif départemental "Service public" du Front de gauche en Aquitaine avec des agents de la poste, de la fonction publique hospitalière, des gaziers électriciens. Vendredi, grosse journée mission locale avec l'ensemble de l'équipe et réunion de travail sur l'Eisti avec des camarades qui suivent avec sérieux l'évolution du dossier. Les élus communistes de l'agglomération de Pau ont obtenu des informations précises. Je regrette au passage le manque de transparence. Il va y avoir un peu de sport car les éléments aujourd'hui en ma possession nécessitent une franche explication. Affaire à suivre. La encore. La plume. La plaie.

26 nov. 2009

Quand Martine Aubry parle des basques et des béarnais...

Martine Aubry, ce soir invitée sur le plateau d'Arlette Chabot, fait un petit tour par les Pyrénées-Atlantiques, en déclarant : «  François Bayrou est béarnais, moi je suis basque, on peut s'entendre ». Vu d'ici, où un rassemblement de la gauche sur des bases claires avec un beau projet municipal a battu le président du Modem lors des élections de mars 2008, la recette « basco-béarnaise » proposée par la secrétaire nationale du PS apparaît comme une cuisine politicienne peu alléchante. Elle ferait perdre la gauche en accompagnant la droite dans un brouillage des repères et des valeurs orchestrée par Sarkozy. Plus que jamais, face à une droite agressive et très déterminée, le chemin à prendre n'est pas celui d'une impasse avec une alliance d'une partie de la gauche avec une partie de la droite. Pas de renoncement. Nous devons construire des majorités de gauche claires pour des politiques régionales courageuses face à la crise. pau.jpg

Lors de son prochain séjour en Pays basque, j'invite Martine Aubry à ne pas confondre sa gauche et sa droite, elle risquerait de se perdre. Une solution : suivre la direction « Pau », nous lui indiqueront la bonne route à prendre.

Précision : je reçois régulièrement des messages me demandant pourquoi les dirigeants du PCF ne sont pas présents sur les émissions d'Arlette Chabot, et plus généralement sur les émissions politiques de France télévision. La réponse est simple : nous n'y sommes jamais invités. Cette question a été abordée il y a quelques mois lors d'un échange entre Patrick de Carolis et Marie-George Buffet. Lors de cet entretien, auquel j'ai participé comme responsable du bureau de presse, le président de France Télévision s'était engagé à ce que les choses changent.Depuis, RAS. Face à une telle situation, et alors que les "pas vu à la télé" sont nombreux et touchent principalement les femmes et les hommes qui luttent, se mobilisent, la question d'un contrôle démocratique des grands médias se posent avec de plus en plus d'urgence. Il faut très certainement réfléchir rapidement à une action, une campagne de sensibilisation, traitant de ce sujet.

Invité par France Culture

j'étais ce matin dans les studios de France culture pour enregistrer l'émission "Le Rendez-vous des politiques» qui sera diffusée samedi à 11h00. Animé par Dominique Rousset, ce rendez-vous est présenté comme « un espace de confrontation et de réflexion largement ouvert aux questions d’actualité, mais aussi au débat d’idées, aux expériences et aux parcours personnels… pour prendre le temps d’aller plus loin ! ». Et en effet, c'est la cas. Le premier sentiment est d'ailleurs celui de la surprise. Du temps pour ne pas en rester à la surface des choses, des questions qui permettent un vrai échange.

Il a été question de l'engagement en politique, du débat sur l'identité nationale, de l'actualité du Parti communiste, de son avenir, de la situation à gauche, de la recomposition politique, des réponses face à la crise du capitalisme, mais aussi des sans-papiers, des valeurs, de celles et ceux qui luttent et qui attendent une perspective à gauche...et un peu du Béarn et de Pau. Autour de la table ce matin, Pierre-Henri Tavoillot, maître de conférences en philosophie politique à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV), président du Collège de philosophie; Christophe Prochasson. historien, directeur d’études à l’EHESS et Eric Mandonnet, journaliste à « l'Express ». Départ vers Pau avec une pensée : c'est décidément très bien le service public de qualité.

Pour l'anecdote, juste avant d'entrer dans les locaux de la Maison de la Radio, une journaliste me laisse un message sur mon portable " Rappelez-nous pour une réaction courte sur la préparation du sommet de Copenhague".En 30 secondes,juste le temps de dire, " cela ne se présente pas très bien".

19 oct. 2009

Une Web Tv alternative, collaborative et corrosive.

Avec l'équipe communication du PCF, je présenterai, mercredi 21 octobre, AlternaTV.fr, une WebTV alternative, collaborative et corrosive,alimentée par les caméras de gens de gauche.

A rebours des WebTV dont se sont dotées les partis, classiquement dévouées à la promotion des stars montantes du monde politique, AlternaTV se donne l'objectif de donner la parole au mouvement social, aux militants politiques ou syndicaux engagés dans des luttes trop souvent escamotées de la sphère médiatique. Armes de résistance, les caméras d'AlternaTV seront également des outils pour rendre visible et construire, à l'image des ateliers de la gauche, un projet en face de celui de la droite.

tv

AlternaTV est conçue comme une plate-forme d'hébergement. Elle sera donc entièrement indépendante des fournisseurs commerciaux (gratuits ou non) de diffusion vidéo qui tentent de capitaliser sur la créativité des internautes. L'essentiel des contenus (documentaires, news, zapping média, fictions, détournements, performances artistiques...) sera réalisé par un réseau ouvert de militants bénévoles et de volontaires. Tout internaute pourra accéder à l'ensemble des vidéos, mais aussi se les approprier et par exemple les publier sur son propre blog. Il pourra également se créer un compte sur le site, proposer ses contenus, réagir mais aussi s'associer avec d'autres utilisateurs pour mener à bien un projet d'expression vidéo.

Ce chantier constitue la première étape d'un vaste projet de mise en place d'outils coopératifs que le Parti communiste entend initier sur Internet : autant de lieux de convergence de celles et ceux qui, au Parti communiste et au-delà, veulent œuvrer à la construction d'une véritable alternative politique à gauche.