Olivier Dartigolles, porte-parole du pcf, élu municipal de Pau

Olivier Dartigolles

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07 fév. 2012

Ne rien lâcher.

Hier matin, le débat sur LCI auquel je participais a essentiellement porté sur les propos du ministre Guéant, le sondage réalisé la veille par le JDD et les 500 signatures de parrainage à la candidature de l'héritière Le Pen. Que dire ? D'abord que Guéant est un multi-récidiviste et que la candidate du FN dispose d'un nouveau tapis rouge médiatique. La question m'a été posée par François de Closets : "doit-elle avoir ses signatures ?". Ce n'est pas notre affaire, tout cela, comme l'indique clairement le sondage du JDD est une question qui concerne la droite, pas le Front de gauche. Nous, on combat le FN, ses idées, sa haine, on débusque sa stratégie de "normalisation". On ne lâchera jamais rien sur ce terrain. Rien.

Je viens de recevoir le relevé du CSA sur les temps de parole pour le mois de janvier. Édifiant. Il faut s'accrocher aux branches. François Hollande et Nicolas Sarkozy, leurs soutiens, occupent à eux seuls 75 % du temps de parole des candidats sur les TV et radio. Après avoir été pénalisé en 2011 ( on nous expliquait alors que cela était une conséquence de la primaire socialiste), le Front de gauche n'a au final "bénéficié" en janvier que de la moitié du temps de parole initialement prévu. Allons plus dans le détail : sur les ondes de France Inter, nous avons eu droit à 2,7% du temps de parole. Merveilleux. Sur France info, 2,9%. Trop sympa. Europe 1, 1,8 %. Non vraiment, cela nous touche. TF1 fait exploser les compteur, en consacrant 3.7 % de temps d'antenne à Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens. M6 nous donne 1%, alors que la candidate du FN réalise 60%. BFM ? 3% pour le Front de gauche.

Cela pose un sérieux problème. Très sérieux même. Après le passage du candidat du Front de gauche lors de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2, la démonstration a été faite que le paysage électoral ne pouvait pas se réduire à la bande des 4 ( Hollande, Sarkozy, Bayrou et Le Pen). Un de gauche, trois de droite. Tiens donc...On va s'expliquer sur cette question. Ne rien lâcher.

03 fév. 2012

Carnet de route.

La semaine vient de s'écouler à un rythme fou. Carnet de route.

Dimanche dernier, je m'installe confortablement, après un café noir en gare d'Austerlitz, dans le train pour rejoindre le département de l'Indre. Décidément, rien n'est plus agréable que le temps ferroviaire. Avec les journaux, un livre, la possibilité de quelques rêveries. De beaux paysages qui défilent. Arrivée à 10H00. Direction la commune du Poinçonnet. Près de 180 personnes sont présentes à ce rendez-vous dominical du Front de gauche : assemblée citoyenne, banquet républicain. Je me lance dans cet exercice si particulier qui consiste à s'exprimer alors que l'apéritif vient d'être servi. Il faut faire court, si possible avec un ton dynamique, faire sourire ( je parle de Bayrou...ni de gauche, ni de gauche...succès garanti), et appele à l'engagement du plus grand nombre pour la Présidentielle et les législatives. Avant de répartir, je fais le tour des tables. Un vrai marathon. J'adore ce moment où l' on apprend beaucoup de choses. Des morceaux de vie, des souvenirs, des idées pour la campagne, des encouragements et surtout, un coktail vitaminé de fraternité, de valeurs partagées.

Mercredi. En direct sur LCI. Michel Field propose un débat à 4 sur le thème du « made in France ». A mes cotés, Alain Rousset ( PS). En face, Robert Rochefort ( Modem) et Olivier Carré ( UMP). L'échange permet une opposition droite/gauche et j'arrive à placer ce que j'étais venu dire sur le « cout du travail » et le cout du capital, sur la réalité du « modèle allemand », le rappel de la lutte des salariés de la Celanese, les propositions du Front de gauche. Je m'éclipse dès la fin de l'émission. Je dois apparaître un peu froid, peu sympa, mais j'ai horreur de ces moments où s'installe une pseudo décontraction entre les uns et les autres.

Jeudi soir. Je retrouve les camarades de la section du Bassin de Lacq(64). Des copains. La discussion porte sur la préparation des deux prochaines assemblées citoyennes, à Artix sur les services publics puis à Mourenx sur le développement industriel et les nouveaux droits pour les salariés. Notre candidate aux élections législatives note avec application les informations. Avec, à l'issue de notre réunion, une piste intéressante pour son suppléant, un ouvrier d'Arkéma.

Ma plus belle émotion, c'est samedi dernier, à Aubervilliers. Je salue Francette Lazard pour qui j'ai une grande estime. Je suis toujours un peu intimidé à son contact car les livres et les articles de Francette ont été des repères dans mon engagement politique. J'ai dévoré les «  Les vérités du matin » et cette correspondance, ces regards croisés avec René Piquet. A poursuivre sur ce lien. Francette me félicite pour mon blog. Je crois avoir un peu rougi...

Je serai lundi 6, de 10H00 à 11H00, en direct sur LCI dans le cadre de l'émission Choisissez votre camp pour un échange sur l'actualité. Autres invités : Hélène Pilichowski, Eric Brunet et François de Closets. Bon, bon...

27 janv. 2012

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

Hier matin, je m'étais engagé à soutenir les salariés de la structure "Agora pour l'emploi" à Pau qui regroupe trois associations. Il s'agit essentiellement de femmes qui effectuent un service d'aide à la personne, d’auxiliaires de vie. Un petit groupe se forme devant les locaux. Une salariée me glisse à l'oreille " je ne sais pas si nous allons être nombreuses, c'est très dur de venir, beaucoup vont avoir la trouille". Au final, une vingtaine de personnes sont là. Un premier succès. Elles échangent sur leurs conditions de travail, " on a pu l'occasion de se voir et d'en parler entre nous", sur la pénibilité, les horaires, le peu de reconnaissance. "Pourtant, on fait beaucoup de choses pour les personnes aidées, la toilette, les repas, le ménage, les actes administratifs, le lien avec les familles, les soignants.". L'une d'entre elles se convie : " je commence à 7H00, je termine à 21H00, avec beaucoup de kilomètres, de la fatigue...je n'en peu plus, tout ce que nous demandons est systématiquement refusé". J'ai exprimé ma solidarité et je me suis engagé à intervenir auprès des élus, des financeurs. Voilà un secteur présenté comme une activité d'avenir. Est-il possible de maintenir les personnels dans une telle précarité ? Article de la République des Pyrénées à lire ici.

Retour en mairie où je retrouve une jeune de 25 ans. Je ne peux pas donner son nom afin de ne pas compromettre son parcours. Comme pour Sittti et Liouize, c'est la galère pour elle. Une galère qui dure depuis 13 ans. Elle arrive alors avec sa famille d'un pays africain. Depuis, elle a fait toute sa scolarité en France, obtenu des diplômes, travaillé en crèche. Mais depuis 12 ans, elle reçoit chaque année une carte de séjour... d'un an. Ce qui ne lui permet pas de se projeter, de construire son avenir. Elle serre les dents et fait preuve de beaucoup de pudeur et de courage, " c'est dur mais j'ai appris à faire avec". Et dans une inversion des rôles, c'est elle qui m'encourage quand je lui dis que tout cela n'est pas à l'image des valeurs républicaines de notre pays : " allez Monsieur Dartigolles, il faut y croire, ça va aller". Nous avons fait la demande d'une carte de séjour de 10 ans.

Puis direction le campement de Roms à l'ancienne usine Bidegain dans le quartier Nord de Pau. Avec d'autres, les militants communistes sont très engagés dans la solidarité à ces familles. Les récents événements à Viry-Chatillon nous font crainte le pire ( expulsions d'une cinquantaines de Roms dont 17 enfants scolarisés). J'interviendrai lors du prochain conseil municipal pour rappeler les devoirs de l'Etat et l'urgente nécessité, localement, de trouver une solution pour assurer un hébergement digne à ces familles, et pour prendre un arrêté municipal "anti-expulsions". Un petit garçon s'approche. Il veut bien aller à l'école, la maman approuve " oui, oui, l'école". Sylvaine, très engagée au cours des dernières semaines dans l'aide aux familles, doit emmener un enfant à l'hôpital pour soigner des maux de ventre. En quelques pas, je retrouve un paysage urbain coutumier. Dans mon dos, c'est un véritable bidonville en plein cœur de Pau.

La campagne des présidentielles fait de nouveau sonner mon téléphone portable. Demande de l'AFP pour réagir à l'intervention de François Hollande. j'ai envie de parler des filles de l'agora de l'emploi, de la carte de séjour, des familles Roms de l'usine Bidegain...

Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

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25 janv. 2012

Notre objectif est de gagner un maximum de personnes aux idées de gauche.

Mes réponses à Gérard Streiff ( entretien publié dans le supplément "Communistes" de l'Humanité du 26/01).

Comment caractériser cette étape de la campagne ?

A trois mois du premier tour, ce qui s'installe, c'est un affrontement gauche/droite avec au cœur du débat un sujet incontournable : comment sortir de la crise ? François Hollande est bousculé. Tout en bénéficiant depuis sa désignation d'un niveau d'intention de vote élevé, au premier et au second tour, il ne pouvait plus courir après la droite en voulant donner « du sens à la rigueur ». Des millions de gens ont envie d'y croire, n'en peuvent plus des horizons bouchés, des sacrifices, des peurs. Si le candidat socialiste présente aujourd'hui « le monde de la finance » comme son principal « adversaire » et annonce une réforme bancaire avant les élections législatives, c'est qu'il devait réagir. Il le fait en se positionnant sur le dur : la question de l'argent. Le niveau des attentes est tel que l'antisarkozysme ne suffit plus. La dynamique collective de campagne du Front de gauche, la qualité des interventions médiatiques de Jean-Luc Mélenchon, nos propositions, ont pesé. Mais nous sommes encore loin du compte. Attendons les prochaines interventions du candidat socialiste. Une chose est acquise : le débat à gauche est enfin à l'ordre du jour. Le positionnement de F.Hollande permet de mettre en lumière les contradictions entre les valeurs de gauche proclamées, les objectifs sociaux et les moyens - financiers, démocratiques - de leur réalisation. Il annonce le retour à l'équilibre des comptes publics pour la fin du quinquennat et renvoie la "redistribution" après des réformes structurelles. Ce n'est pas la bonne méthode. Elle est en échec partout en Europe. Place à l'intervention populaire, au grand débat citoyen sur les réponses à la crise, les solutions.

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Ce débat à gauche sera la priorité des prochaines semaines ?

Nous allons continuer à rassembler pour battre la droite. Les troupes sarkozystes vont être mobilisées pour, au nom de la « compétitivité », tirer les dernières flèches de la mandature contre le financement de la protection sociale, la durée légale du temps de travail, le « coût du travail ». Ce débat sur la compétitivité va faire l'objet d'une grosse bataille idéologique. Le coup de barre à gauche du candidat socialiste n'est pas allé jusqu'à aborder ce sujet. Idem pour les salaires, l'emploi, le pouvoir d'achat, la précarité, les missions de la BCE. Pas un mot sur les contours d'une nouvelle majorité. Battre la droite, faire gagner et réussir la gauche, cela veut dire s'attaquer, comme nous le faisons, à l'UMP, au FN et au Modem. François Bayrou, tout comme Marine Le Pen, n'est pas un candidat anti-système. Il en est un pilier et adopte un positionnement beaucoup plus marqué à droite qu'en 2007. Ce qui ne semble pas déranger certains dirigeants socialistes.

Notre priorité, c'est l'ancrage populaire du vote « Front de gauche », le travail de proximité. Avec la diffusion du programme « L'humain d'abord », les assemblées citoyennes, la présence dans les quartiers, aux portes des entreprises. Nos meetings, comme celui de Metz, réalisent des records de participation. Du jamais vu depuis les années 80. Vivement les beaux jours pour retrouver les grandes places publiques. 7 millions de tracts ont été livré la semaine dernière. Dans certains départements, les militants attendent déjà le prochain matériel ! Partout où des appels à soutenir notre campagne, à voter pour Jean-Luc Mélenchon et les candidat(e)s aux législatives, sont proposés, nous obtenons des résultats qui témoignent de l'espace politique qui est aujourd'hui le notre.

En quoi le Front de gauche est-il une assurance pour toute la gauche.

Plus que jamais, au regard des évolutions politiques, le Front de gauche est au cœur de la gauche. Le Parti communiste français a toujours porté cette conception du rassemblement qui est aujourd'hui celle du Front de gauche. Le niveau de notre score à la présidentielle et aux législatives sera à la fois la condition d'une victoire de la gauche mais aussi une garantie pour réussir, ne pas décevoir dans un moment décisif. Si la gauche se plante une nouvelle fois, c'est prendre le risque d'une situation terriblement dangereuse avec Marine Le Pen dans les wagons d'une ultra-droite. Imaginez le paysage électoral pour 2012 sans le Front de gauche. Nous avons fait le choix du rassemblement, de l'unité, d'un programme qui répond aux enjeux et aux urgences. Personne à gauche ne peut prétendre gagner tout seul. Notre objectif est de gagner un maximum de personnes aux idées de gauche.

Hier soir, de nouveau une énorme participation à Besançon !!! A lire ici.

24 janv. 2012

A Pau, une proche de Francois Bayrou évoque un possible rapprochement PS/Modem.

Dans son édition du 24 janvier, la République des Pyrénées fait écho d'un possible "rapprochement Bayrou-Hollande" qui permettrait, par un jeu de chaises musicales, à Josy Poueyto, suppléante du président du Modem dans la seconde circonscription des Pyrénées-Atlantiques, d'être élu députée en remplacement de F.Bayrou ,devenu Ministre après l'élection du candidat socialiste à l'Élysée. Cela a le mérite d'être clair.

Dimanche au Bourget, dans un discours pourtant marqué à gauche, François Hollande n'a pas eu un seul mot sur le contour de sa future majorité.

A 13 semaines du premier tour, ce qui apparait tout aussi clairement, c'est que le niveau du score du Front de gauche à la présidentielle et aux législatives sera à la fois la condition d'une victoire de la gauche mais aussi d'une majorité de gauche pour une vraie politique de gauche, sans alliance avec la droite. Quant on est de gauche, on rassemble la gauche sur ses valeurs et ses combats.

Nous allons vers un affrontement "Gauche/droite", je m'en explique demain dans le supplément du journal l'humanité. Extraits, mais il faut acheter le journal !

A trois mois du premier tour, ce qui s'installe, c'est un affrontement gauche/droite avec au cœur du débat un sujet incontournable : comment sortir de la crise ? François Hollande est bousculé. Tout en bénéficiant depuis sa désignation d'un niveau d'intention de vote élevé, au premier et au second tour, il ne pouvait plus courir après la droite en voulant donner « du sens à la rigueur ». Des millions de gens ont envie d'y croire, n'en peuvent plus des horizons bouchés, des sacrifices, des peurs. Si le candidat socialiste présente aujourd'hui « le monde de la finance » comme son principal « adversaire » et annonce une réforme bancaire avant les élections législatives, c'est qu'il devait réagir. Il le fait en se positionnant sur le dur : la question de l'argent. Le niveau des attentes est tel que l'antisarkozysme ne suffit plus. La dynamique collective de campagne du Front de gauche, la qualité des interventions médiatiques de Jean-Luc Mélenchon, nos propositions, ont pesé. Mais nous sommes encore loin du compte (...) Si la gauche se plante une nouvelle fois, c'est prendre le risque d'une situation terriblement dangereuse avec Marine Le Pen dans les wagons d'une ultra-droite. Imaginez le paysage électoral pour 2012 sans le Front de gauche. Nous avons fait le choix du rassemblement, de l'unité, d'un programme qui répond aux enjeux et aux urgences. Personne à gauche ne peut prétendre gagner tout seul. Notre objectif est de gagner un maximum de personnes aux idées de gauche.

Dans son édition d'aujourd'hui, Libération reprend une partie de mes commentaires sur l'évolution du paysage électoral. C'est équilibré. Çà va.

Demain, retour à Pau pour une belle initiative du Front de gauche sur les enjeux européens avec la participation de Francis Wurtz et de Maité Mola.

22 janv. 2012

Pourquoi le journal Sud-Ouest a-t-il flingué la campagne sur la gratuité des bus à Pau ?

Le lancement de la campagne des communistes pour la gratuité des bus sur Pau et son agglomération a bénéficié d'une belle couverture médiatique. Tant mieux. Mais il est vrai, comme nous avons pu le mesurer lors des premiers échanges avec les usagers et la population, cette question soulève bien des enjeux.

Les lecteurs du journal Sud-Ouest n'auront pas eu la possibilité d'approfondir le sujet. Pour quelles raisons précises ? Explication.

Mercredi, en début de matinée, nous convoquons la conférence de presse du lendemain, consacrée à la présentation et au lancement de la campagne gratuité. En fin de matinée, la République des Pyrénées nous informe qu'elle proposera le lendemain une double page sur le sujet avec un traitement "pour" ou "contre". On me demande si j'accepte de défendre le "pour". Ok.

Jeudi 19, le jour de notre conférence de presse, je prends connaissance de l'édition de "la Rép". Intéressant. La "une " du journal titre sur " Bus gratuits à Pau : possible ou pas". Le dossier permet de présenter les arguments des pro-gratuité et de ceux qui s'y opposent - ou tout au moins qui expriment des réserves -, tout en proposant un éclairage sur l'expérience menée sur l'agglomération d'Aubagne.

censureQuelques heures avant notre point presse, je reçois un coup de fil furax d'une journaliste de Sud-Ouest. Pour résumer, je n'avais pas à répondre à la République des Pyrénées. La sanction tombe : " demain, vous n'aurez qu'un écho dans Sud-Ouest". Et pan ! Voilà pourquoi, le lendemain, ni article, ni photo, couvrant le lancement de la campagne sur la gratuité. Nous ne devions pas répondre aux questions d'une journaliste de la concurrence (ce n'est pas le même groupe ?) alors que le sujet traité est celui que nous portons à l'échelle de ce territoire. Si Sud-Ouest avait pris l'initiative de ce dossier spécial, j'aurais bien évidemment eu la même réaction positive. Remarquons d'ailleurs que Sud-Ouest ne trouve rien à redire quand il bénéficie d'une exclusivité avec l'élue communiste à la culture sur la sauvegarde du patrimoine. Passons...

Je ne suis pas d'un tempérament à me laisser impressionner. Que Sud-Ouest fasse comme bon lui semble. Que les agacements d'une journaliste privent les lecteurs de Sud-Ouest d'une actualité, cela est regrettable. Inquiétant même pour le droit à l'information. Que les rapports entre les rédactions de "La République" et de "Sud-ouest" puissent être parfois tendus, cela n'est pas mon affaire. Après la conférence de presse, nous nous sommes rendus avec Hélène Lérou et Michel Aguer, conseillers communautaires, pour exprimer notre indignation et rencontrer la journaliste pour trouver une solution. Elle n'était pas présente. Nous avons indiqué que nos portables resteraient allumés. Que nous nous tenions à la disposition de Sud-Ouest. Silence radio. J'ai quelques années d'expérience avec les médias ( localement et nationalement), je n'ai pas souvenir d'un tel mépris.

De très nombreuses personnes ont été choquées. " Olivier, pourquoi il n'y a rien dans Sud-Ouest, vous ne les aviez pas invités à la conférence de presse ?". J'explique. Une fois, deux fois, trois fois. Calmement. Ce billet donne à toutes et tous les raisons d'une quasi-censure.

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Quant à moi, après avoir pris du temps pour essayer de trouver une solution avec la rédaction en chef de Sud-Ouest, sans succès, et après mûre réflexion et discussions avec les camarades les plus impliqués dans l'animation de cette action, ma décision est prise. Il n'est pas acceptable d'être traité ainsi. Notre proposition sur la gratuité des bus a fait l'objet d'une gros travail militant, sur l'argumentaire ( travaillé avec des universiatires, des élus, des techniciens), les supports de campagne ( carte pétition, site internet). L'édition locale de Sud-Ouest ne veut pas de notre expression sur la gratuité - qu'elle présente d'ailleurs en off comme un simple "coup", ils se passeront donc aujourd'hui, et à l'avenir, de nos commentaires, de l'actualité de notre campagne, des initiatives sur cette bataille. En tout cas, personnellement, je ne répondrai à aucune question de Sud-Ouest sur la gratuité. Et le plus sommairement possible sur tout le reste. De toute manière, Sud-Ouest avait pris l'habitude de n'être présent qu'une fois sur deux. Je sais ce que cela va m'en coûter car nous rentrons dans une période électorale mais je m'en moque. Il faut aussi savoir dire "ça suffit". Basta.

à lire, belle présentation par Rosa Llorens du film "Les nouveaux chiens de garde".

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